Le beurre et l’argent du beurre… 5 janvier 2010
Posted by carolemire in Uncategorized.trackback
Quand deux personnes se croisent et se surprennent à désirer plus que de l’amitié de part et d’autres, ils ont deux choix qui s’offrent à eux. Le premier est de continuer respectivement leur chemin ou bien de faire un bout de chemin ensemble question de voir où cela pourrait les mener.
C’est un ancien coup de cœur qui s’est éteint par lui-même il y a de cela bien des années. Le destin y est peut-être bien pour quelque chose, mais ils finissent par se recroiser.
Une première soirée pour renouer l’amitié, une deuxième pour finalement se rendre compte qu’ils sont devenus amants. De folles nuits de baisers, de fous rires, de complicité et de vin.
Ce qui était au départ des nuits de pur plaisir sous les couvertures deviennent des casse-têtes pour leur couple respectif. Un ébranlement des valeurs, une remise en question, une rétrospection des projets entamés, prennent autant de place que celle de la peur; celle de tout perdre.
Le beurre et l’argent du beurre.
On ne peut tout avoir et il faut faire un choix un jour ou l’autre. La blonde ou la nouvelle flamme ? Celle avec qui ont a bâti quelques années de sa vie ou celle qui vient de faire découvrir en nous une nouvelle personne ?
Les attentes de chacun sont au rendez-vous, l’un est prêt à tout laisser tomber et l’autre doit préparer sa famille à cette éventualité où tout sera chamboulé.
Les mois passent, les déceptions se succèdent faisant place à des périodes de fébrilité de recevoir un appel, un message texte, une pensée de la part de l’autre.
La question reste : cette zone de transition où l’on joue le rôle de figurant, cette fameuse zone grise a-t-elle une durée ?
Et nous ne pouvons que répondre : ‘’Celle que tu seras capable d’attendre !!!
Caroline Lemire
On se montre très sévère envers l’adultère, alors que c’est en fait une bonne façon de vérifier que le mariage est solide. Disons que je choisis de me marier à Mademoiselle X, mais que j’ai quand même envier de batifoler avec dame Y, alors j’ai raison de penser que je ne me suis pas marié pour avoir l’exclusivité de sa sensualité, mais pour d’autres raisons. Sa responsabilité, son humour, son compte bancaire en Suisse… Quelque chose à la hauteur de cette alliance quasi-éternelle.
On peut demeurer extrêmement fidèle à un homme ou une femme sans lui réserver l’intégralité de ses rapports sexuels. À mon avis, certains y gagneraient beaucoup en révisant leur conception du mariage et en la partageant à leur époux/se.
Je nommerais cette manière de penser aux couples ”ouverts”. Ce fameux couple ouvert qui se dit indépendant sexuellement, partageant des moments d’intimité avec d’autres mais qui sont liés par les finances, l’intimité et les biens matériels. La question demeure: Sont-ils si ouverts ou le terme fait plus indépendant que la réelle volonté de l’être ?
Si le mariage signifie l’union et l’exclusivité alors pourquoi se marier au lieu de tout simplement se fréquenter ?
Je n’ai pas de substitut satisfaisant qui pallierait les problèmes que causent les relations typiques (mariage, couple, union libre, etc.), pourtant j’ai l’intuition que l’infidélité cause trop de dégâts dans les couples. Ils sont autant amis que partenaires, veulent-ils vraiment se détruire par cause de quelques «séances» d’adultère?
Je me rappelle avoir lu que 80% des répondants à un sondage avait admis avoir fréquenté un autre partenaire sexuel pendant leur concubinage. Sachant que l’on désire facilement de nouveaux partenaires, que même la science tend à nous démontrer qu’y songer est inévitable, on ne devrait penser qu’être cocufié équivaut à un désaveu. Le modèle du couple uni dans l’infini amour peut bien persister, mais on aurait avantage à adoucir sa réaction plutôt que se confondre en récriminations et en pleurs.
Quant à savoir si les couples ouverts le sont autant qu’ils le prétendent, il ne doit pas y avoir de réponse unanime; on va retrouver des exemples pour chaque extrême!
Je suis bien d’accord…
Nous sommes tous fidèles dans la mesure où si l’on cocufie notre partenaire, nous pouvons le garder pour nous-mêmes…
Bonne journée et vos commentaires sont toujours très appréciés…
Caroline
Haha, c’est bien la première fois que mon cynisme intéresse quelqu’un! Même ton frère est en désaccord avec moi sur tous les sujets, sauf à propos du nombre de jambes qu’un homme devrait posséder pour danser le charleston.
Gabriel avait fait la publicité de ton coin G à son ouverture, et j’ai retrouvé le lien en faisant le ménage de mes signets. Délicieux articles, en passant; c’est ce qui m’a donné l’impulsion d’écrire!
Longue vie (libidineuse) au coin G,
Samuel